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Les Abeilles Africaines

Working bees

Un peu plus jaune, un peu moins velue et légèrement plus petite, l’abeille africaine ressemble morphologiquement à l’abeille européenne. Tout comme elle, elle est végétarienne et appartient à la même espèce d’abeilles, l’apis mellifera.

Présente sur Terre depuis plus de 60 millions d’années, l’abeille, au cœur de l’écosystème, est indispensable à la survie humaine. Animal sacré pour de nombreuses civilisations, elle est par exemple une émanation de la lumière solaire chez les Incas, ou encore totem tribal en Afrique et en Australie.

Pour de nombreuses raisons, et cela depuis une trentaine d’années, cet insecte disparaît massivement un peu partout dans le monde. Si certaines espèces ont été officiellement reconnues en voie d’extinction, l’abeille africaine résiste mieux.

L’abeille des forets congolaise est une butineuse au caractère bien trempé, porteuse d’espoirs de revenus importants, elle joue un rôle essentiel pour notre écosystème, contribuant à 80 % à la pollinisation des plantes à fleurs. Ces insectes sont aussi sources et de création d’emplois.

Les potentialités existent sur le continent. Le Nigeria par exemple ne satisfait que 10 % de ses besoins en miel, alors que l’Ethiopie, premier producteur de miel sur le continent, exporte moins de 1 000 tonnes sur une production annuelle de 45 000 tonnes.

Le prix du miel en Côte d’Ivoire est de 15 euros le litre et un peu plus de 10 euros au Congo, où conscient des enjeux de la filière apicole, l’association Artemis Africa forme la population congolaise dans le secteur et utilise les revenus issus de ses activités apicoles (vente du miel naturel des forets, formations, ruches…) pour organiser des sessions des formations en faveur des communautés autochtones éloignées et marginalisées vivant autour des aires protégées dans le but de les initier à d’autres activités génératrices des revenus dans le but de lutter contre la pauvreté et préserver l’environnement (exploitation vertueuse et durable des ressources), en pratiquant de l’apiculture, ces communautés trouvent donc des moyens de subsistance et cela les épargne d’activités illégales qui mettent en péril la survie des forets du Congo.

 Artemis Africa met en place un programme de distribution d’équipements en faveur des pygmées et d’autres communautés afin que l’apiculture contribue durablement à la diversification de l’économie congolaise.

La plateforme africaine de l’apiculture Artemis Africa a appelé en 2021 à la structuration, au développement et à un appui soutenu de la filière apicole, malheureusement ces insectes ne sont pas à l’abris du danger. Chaque année, ce sont environ 30 % des colonies d’abeilles qui disparaissent, victimes des pesticides.

En Afrique, certaines pratiques mettent en péril la survie des abeilles, il s’agit par exemple de la culture transgénique utilisée pour le coton au Burkina Faso, la production des vins locaux à base des fruits dans les villages avoisinants les parcs nationaux de l’Est.

L’apis mellifera serait issue d’une ancienne espèce d’abeille cavicole arrivée d’Asie qui se serait ensuite rapidement propagée en Europe et en Afrique. Actuellement, 20 000 espèces d’abeilles sont répertoriées sur la planète dont environ 2 000 en Europe et près de 1 000 en France.

Originaire de Namibie dans le sud-ouest de l’Afrique, l’abeille africaine a la même morphologie que les différentes espèces d’abeilles européennes, mais elle est plus résistante aux maladies. Elle peut voler dans des conditions climatiques difficiles et sa fécondité est plus importante. Plus productive que les abeilles européennes et bénéficiant d’un taux de mortalité moindre, l’abeille africaine est réputée agressive…

Elles produisent peu de miel, mais un miel aux propriétés nutritives exceptionnelles. Ce sont les colons européens qui ont introduit des abeilles d’origine européenne pour développer l’apiculture et produire de la cire pour les rituels de l’Église.

En République Démocratique du Congo, l’apiculture a toujours été considérée comme un petit secteur d’investissement, c’est pour cette raison que les pratiques apicoles sont restées très séculaires.

Quelque 60% des Africains vivent dans des zones rurales et dépendent exclusivement de l’agriculture. L’apiculture est, souvent pour eux, une activité secondaire, la vente de miel demeure locale. Le développement de l’apiculture et la production de miel pourraient être une voie vers l’éradication de la pauvreté des agriculteurs, en créant des emplois et en apportant un revenu complémentaire non négligeable.

Il existe encore dans certaines régions de la cueillette sauvage de miel dans les arbres, l’arbre est dans ce cas abattu. On trouve également une apiculture traditionnelle, les ruches sont fabriquées de manière artisanale avec des matériaux naturels comme des troncs d’arbres, des mélanges de paille et de terre, ces ruches sont moins rentables et les apiculteurs locaux utilisent des pratiques qui tuent des milliers d’abeilles à chaque récolte, menaçant ainsi la survie de ce secteur ; chez Artemis Africa nous pratiquons une apiculture totalement écologique, le miel est récolté partiellement afin de préserver aussi les abeilles pendant les conditions difficiles pour elles.

Nos programmes d’aide à l’apiculture durable dans notre région souhaitent développer le commerce international encore balbutiant.

Aujourd’hui la majorité du miel produit est consommée sur le continent, seulement 2,74% sont exportés. Il faut, pour cela, investir et moderniser la filière. La technologie traditionnelle permet de produire 5 à 8 kilogrammes par ruche, alors qu’un rucher moderne peut donner jusqu’à 20 kg de miel de qualité.

Nectar sacré aux vertus médicinales, depuis l’Antiquité, le miel pur, considéré comme un produit précieux et coûteux, est respecté par tous les peuples.

L’abeille africaine, plus résistante, plus productive n’a pas subi les mêmes perturbations que sur d’autres continents. Beaucoup d’apiculteurs ont introduit des espèces non natives pour lutter contre la surmortalité de leur cheptel. Or, dans une même ruche, la sélection de variété d’abeilles diminue la diversité génétique, et en conséquence leur capacité de résistance.

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