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Les Pygmées au Congo

Set of indigenous houses in Colombia.

Le terme « Pygmée » englobe différents groupes ethniques disséminés le long de l’équateur dans de nombreux États de l’Afrique Centrale, ce sont notamment les Baka, les Aka, les Mbuti (avec lesquels Artemis Africa travaille au Congo), les Babongo, les Babinga ou les Efe.

Les Pygmées partagent entre eux un mode de vie traditionnel basé sur la chasse et la cueillette de produits forestiers, et une culture commune qui accorde une grande importance à la musique et la danse.

Dans toutes les ethnies des peuples autochtones pygmées, l’unité sociale de base est le campement, il est généralement composé de 30 à 70 individus qui vivent dans une dizaine de huttes. Les individus sont généralement étroitement apparentés ou liés par des mariages. La composition des groupes change régulièrement et ils entretiennent de fortes relations entre groupe voisins.

La société pygmée, basée sur le retour immédiat (par opposition au retour différé, c’est-à-dire avec un échange de monnaie comme étape), est l’une des plus égalitaires qui existe. Il n’y a pas de hiérarchie au sein des campements, même pour les activités de groupe.

Ces groupes de chasseurs-cueilleurs-pêcheurs sont aujourd’hui confrontés à une précarisation croissante et leur culture se trouve menacée. De nombreux groupes sont sédentarisés.

Certains acteurs, appartenant ou non à ce groupe, jugent le mot « Pygmée » comme péjoratif voire insultant et préfèrent utiliser des appellations comme « populations autochtones » ou « peuples de la forêt », ou utilisent directement les noms des ethnies concernées.

D’un point de vue anthropologique, le terme « Pygmée » désigne les populations, souvent chasseuses et vivant dans les forêts équatoriales africaines, caractérisées par leur petite taille, estimée entre 1,20 m pour les plus petits et 1,50 m pour les plus grands.

Les peuples autochtones constituent 370 millions de personnes dans le monde dont 600 dans différentes provinces en République Démocratique du Congo.

Comme chez d’autres peuples autochtones, les pygmées vivant au Sud-Kivu dans la partie Est de la République Démocratique du Congo font face à plusieurs défis notamment la discrimination, la malnutrition et d’autres atteintes à leurs droits fondamentaux qui le contraignent à l’abandon de leurs terres, leurs cultures, leur identité et à la déforestation des réserves nationales, qui hébergent pourtant certaines espèces inscrites sur la liste rouge de l’UICN et classées en « danger critique d’extinction ».

En effet, ces parcs nationaux sont l’habitat de derniers gorilles des montagnes, et le menaces qui pèsent sur leur habitat naturel continuent d’augmenter à un rythme exponentiel ; c’est dans ce sens que l’organisation Artemis Africa est née, afin de travailler notamment avec ceux qui connaissent le mieux nos forêts : les peuples autochtones !

Avec une dizaine d’années d’expériences avec les peuples autochtones, l’équipe d’Artemis Africa possède une connaissance et des expériences de terrain considérables !

Les différents peuples Pygmées se reconnaissent entre eux comme pygmées et sont reconnus comme tel par les non-pygmées.

Les pygmées pratiquent traditionnellement une forme de nomadisme. Ceux-ci se déplacent entre des campements temporaires installés pour une période de chasse, chaque campement accueille une famille élargie. Ces campements sont constitués d’un ensemble de « mongulu », des huttes construites en feuilles de marantacées assemblées sur un treillis ancré en terre et arqué de force en forme de tonnelle. Les feuilles sont posées comme des tuiles agrafées par leurs pétioles incisés. Ce sont les femmes qui se chargent de construire ces huttes.

Depuis qu’ils ont été chassés des forêts, les pygmées du Congo avec lesquels nous travaillons ont été chassés de la forêt (création des parcs nationaux) et forcés à devenir sédentaires sur des sols qui ne sont d’ailleurs pas les leurs ! Ils sont aujourd’hui l’une des communautés les plus démunies de la RD Congo, et sont souvent contraints de retourner dans la forêt, devenue Parc National, afin d’y prélever quelques essences d’arbres, certains animaux et même des minerais, la plupart du temps au péril de leur vie !

Pendant ces activités considérées désormais comme illégales, les pygmées sont pourchassés par les gardes forestiers, et de ces tensions, des issues dramatiques ont été enregistrées de deux cotés, rendant les deux communautés très hostiles l’une à l’égard de l’autre.

Les Pygmées pratiquent la chasse à l’arc ou à l’arbalète, à la sagaie et au filet. Alors que la chasse à l’arc (ou l’arbalète) se pratique individuellement, les battues au filet peuvent rassembler les individus de plusieurs campements. Les techniques de chasse varient selon le type de gibier disponible mais aussi selon les groupes ethniques. Ils sont réputés pour la chasse à l’éléphant. Ils pêchent grâce à des retenues temporaires qui leur permettent de capturer le poisson ou à l’aide de nasses de vannerie. En plus des fruits et des tubercules, ils récoltent du miel et des chenilles pour l’alimentation. Le produit de la chasse est systématiquement partagé entre les chasseurs pour leurs familles, les fruits de la récolte eux ne sont distribuées qu’en cas de surplus.

Les animaux les plus consommés sont les rongeurs (porc-épic et rats de Gambie) l’hylochère et les céphalophes. Les petits morceaux de viande abats et tubercules peuvent être cuits à l’étouffé ou bouillis en sauce par les femmes au campement, ces sauces varient en fonction de la saison et les disponibilités en accompagnement. La cuisine pratiquée par les hommes pendant les expéditions de chasse est plus rapide, les viandes sont grillées. Une pharmacopée traditionnelle à base de plantes leur est utile pour soigner les blessures et maladies propres à la vie en forêt.

Les pygmées possèdent une connaissance matérielle de la forêt très importante, ils sont de ce fait souvent employés par les ONG, les compagnies d’exploitation du bois ou les sociétés de chasse comme guides. Ces talents leur sont reconnus (parfois considérés comme quasiment magiques) par leurs voisins agriculteurs.

Bien que considérés comme chasseurs cueilleurs, les peuples de la forêt gèrent la forêt mieux que toutes les autres communautés, ils ont un sens aiguisé et traditionnel des pratiques écologiques, qui leur ont permis notamment d’utiliser les services écosystémiques sans les épuiser.

Créée en 2O21 à Bukavu (République Démocratique du Congo) et à Paris (France), l’organisation internationale Artemis Africa travaille dans la prise en charge de besoins vitaux des populations autochtones principalement de l’Est de la République Démocratique du Congo et de ses ressources naturelles, afin de préserver vertueusement et durablement notre patrimoine mondial commun en péril.

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